L’indépendance de l’Algérie, telle qu’elle a été rapportée au jour le jour.

L’Algérie indépendante fête ses cinquante ans. L’occasion de revenir sur une naissance douloureuse, sur un commencement  dont les effets continuent à se faire sentir jusqu’à ce jour. Cet article est essentiellement composé d’extraits au jour le jour des agences de presse américaines Associated Press (AP) et United Press International (UPI), pour la semaine allant du dimanche 1er juillet au samedi 7 juillet 1962. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un travail historique, il s’agit de l’histoire de l’indépendance telle qu’elle a été relatée au quotidien dans les journaux américains de l’époque.

Il faut cependant commencer par préciser le contexte de l’époque. La photo ci-dessus  date du 28 mars 1962. On y voit Youcef Ben Khedda et Ahmed Ben Bella en compagnie du  roi Hassan II. Elle a été prise après la libération de Ben Bella, juste après le 19 mars 1962. On y voit ensemble les deux adversaires directs de l’été 1962.

Dès que les accords d’Evian ont été signés, l’issue du prochain référendum d’autodétermination ne faisait aucun doute et différents acteurs se sont déjà lancés dans la course au pouvoir. Qui sont ces acteurs ?

Il y a d’abord l’État-Major Général (EMG), structure du commandement de l’Armée de libération nationale (ALN), communément appelée armée des frontières, car située à Ghardimaou en Tunisie et à Oujda au Maroc.  L’EMG est dirigé par le Colonel Boumédiène assisté des commandants Azzedine, Slimane, Kaid Ahmed et Ali Mendjli.

Officiellement, l’EMG est sous l’autorité du Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA). Mais depuis 2 ans, la crise couve. Déjà, à la fin de 1960, le GPRA accusait l’EMG d’abandonner les wilayas de l’intérieur, de ne plus les ravitailler en armes, munitions et combattants. L’EMG refusera d’obtempérer au GPRA et prendra une autonomie croissante.  Nommé Chef du GPRA en août 1961, Benyoucef Ben Khedda échoue dans ses tentatives de reprise en main de l’EMG.

La crise éclate lors du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA), un congrès au sens large du FLN, réuni de fin mai à début juin 1962 à Tripoli en Libye. Un consensus se forme pour l’option du socialisme et du parti unique comme modèle de gouvernance. Mais le 7 juin, le CNRA n’arrive pas à désigner le Bureau Politique du FLN, qui n’a pas pu recueillir les deux tiers des voix requises. La plupart des membres du GPRA et du CNRA quittent Tripoli et rentrent à Tunis. Les membres restants du CNRA, réunis autour du duo Ben Bella-Boumédiène, votent un «procès-verbal de carence» qui vise à oter tout pouvoir au GPRA. Ainsi, à la veille de l’indépendance, le FLN est profondément divisé en deux camps.

Les accords d’Evian avaient prévus qu’à l’issue du référendum d’autodétermination, un Exécutif Provisoire Algérien (EPA) joue le rôle d’un gouvernement transitoire, afin de préparer des élections générales -initialement prévues le 22 juillet 1962- débouchant sur une assemblée constituante.  A sa tête, Abderrahmane Farès devait être un chef de l’État par intérim. Il n’en sera rien dans la pratique.

Quelques jours avant le vote, les évènements se précipitent.

  • Lundi 25 juin 1962: Mohammed Khider démissionne de son poste de Ministre d’Etat au sein du GPRA.
  • Mardi 26 juin 1962: Ahmed Ben Bella, vice-Premier ministre du GPRA, quitte secrètement Tunis pour Le Caire à bord d’un avion égyptien.

Alors que la majorité des membres du GPRA veut l’application des accords d’Evian, et ainsi poursuivre la coopération avec la France, Ben Bella et Khider sont les tenants d’une ligne idéologique plus dure. Ils exigent des nationalisations, une réforme agraire, et l’abandon de plusieurs volets des accords déjà signés.

Du côté de l’EGM, le Colonel Boumédiène est fortement soupçonné de préparer un coup d’Etat. Le GPRA demande l’aide du Président Tunisien Habib Bourguiba pour procéder à son arrestation. 

En Algérie, la situation est inquiétante selon les correspondants de presse. L’UPI est pessimiste sur les premiers pas de l’indépendance, elle s’attend à une naissance « sombre, marquée par un bain de sang, une profusion de feu et une destruction sans précédent« . L’exode des pieds-noirs y est décrit comme une « fuite dans la panique » de dizaines de milliers d’Européens. Des « hommes, des femmes et des enfants qui sont nés et ont vécu toute leur vie ici tentent d’échapper à un massacre redouté » par des musulmans neuf fois plus nombreux. L’Organisation d’une Armée Secrète (OAS) a proclamée la stratégie de la «terre brûlée», et visent la destruction de tout ce qui peut « handicaper économiquement le jeune Etat pour des années à venir« . L’OAS a ainsi ordonnée que des « exploitations agricoles, des bâtiments publics, des magasins et entrepôts, et même certaines cultures dans les domaines agricoles doivent être détruites plutôt que de tomber entre les mains de musulmans« .

  • Dimanche 1er juillet 1962: Les algériens votent.  La question qui est posée est

« Voulez vous que l’Algérie devienne un Etat indépendant coopérant avec la France dans les conditions définies par les déclarations du 19 mars 1962 ? »

Le jour du scrutin tant attendu, AP signale qu’à Oran,  « l’un des derniers dernier bastions de l’OAS, le calme régnait et les deux communautés de musulmans et des Européens se cotoyaient avec prudence« .

A Tunis, selon UPI, le Colonel Boumédiène et les commandants Slimane et Medjli, sont accusés officiellement par Benyoucef Ben Khedda et le GPRA « d’activités de nature à saper l’autorité du gouvernement« . Il est même mis fin à leurs fonctions pour « activités criminelles« .

  • Lundi 2 juillet 1962: AP signale qu’environ « 1000 soldats musulmans enrôlés dans la force locale, force dirigée par des officiers français, auraient déserté à Guyotville, une zone à l’ouest d’Alger dimanche soir et ont disparus avec leurs armes« . La force locale était destinée à maintenir l’ordre en Algérie pendant la période transitoire, sous l’autorité de l’EPA.
  • Mardi 3 juillet 1962: Le résultat du vote est connu. Les algériens ont répondu oui à 99,72%, soit avec 5.975.581 voix favorables sur 5.992.115 bulletins exprimés. Il y a eu 532.056 abstentions.

Dans une brève déclaration de seulement 145 mots, Charles de Gaulle proclame l’indépendance de la nouvelle nation algérienne. Le pouvoir du pays est aussitôt remis à l’EPA dans des cérémonies officielles à proximité du Rocher-Noir à Alger. L’Algérie devient indépendante en ce mardi 3 juillet 1962.

Moins de six heures plus tard, le Chef du GPRA Benyoucef Ben Khedda, accompagné de 10 des 12 ministres du gouvernement en exil, retourne à Alger pour prendre la direction formelle du nouveau pays. Les 2 ministres manquants ne sont autres que les « rebelles » Ben Bella et Khider. La délégation arrive à l’aéroport d’Alger Maison-Blanche à bord d’un avion mis à leur disposition par le président tunisien Habib Bourguiba.

Le GPRA veut prendre de vitesse la rébellion. A l’aéroport, Ben Khedda fait un discours où il accuse Ben Bella et pointe le danger d’une «dictature militaire»  selon AP. Il appelle à « l’unité contre le pouvoir personnel, contre les hommes de l’ambition, contre les aventuriers militaires, les démagogues, et les fascistes de toutes sortes« . Il met en garde contre « l’anarchie dans l’initiative locale et privée« . L’AP poursuit que de toute évidence, c’est une référence à Ben Bella, qui veut une révolution sociale radicale en Algérie et qui s’oppose à Ben Khedda sur la politique de coopération avec la France.

Après le discours à l’aéroport, Ben Khedda et Krim Belkacem, vice-Premier ministre du GPRA et négociateur des accords d’Evian, montent sur un jeep (voir vidéo). La délégation est escortée dans le coeur d’Alger par plusieurs centaines de combattants de la Wilaya 3, des « guérilleros endurcis par les combats dans les montagnes vertes de la Kabylie » selon AP.

Mais la situation n’est guère brillante pour le GPRA, AP annonce que « quelque 4500 anciens guérilleros auraient rallié la cause de Ben Bella dans la Wilaya 4 au sud d’Alger. Et que des sources françaises ont déclarés qu’environ 300 policiers musulmans et auxiliaires ont déserté leurs unités dans le sud-ouest Algérie pour rejoindre la faction dissidente« .

The Montreal Gazette du 3 juillet tente une explication sociale pour expliquer le conflit au sein du FLN:

« La plupart des modérés semblent être des civils, et la plupart des extrémistes semblent être des soldats. Il s’agit d’un clivage compréhensible. Les soldats qui ont combattu et qui ont risqué leur vie pendant des années contre l’armée française pensent que les fruits de la victoire devraient être les leurs, d’où cette condescendance si ce n’est pas du mépris pour les civils «politiciens». »

  • Mercredi 4 juillet 1962: La reconnaissance internationale a été immédiate, en fait dès la veille. En effet, très vite, une déclaration du Foreign Office a exprimé « l’accueil chaleureux de la Grande-Bretagne pour l’Etat de l’Algérie« . Les Etats-Unis suivent rapidement, le président Kennedy reconnait l’Algérie comme un pays indépendant dans une allocution vidéo.

 

Le câble du Premier ministre soviétique Nikita Khrouchtchev félicite le peuple algérien de sa « victoire au référendum sur l’autodétermination« . Le dirigeant soviétique poursuit en disant que cet évènement est «un nouveau coup puissant contre le colonialisme» et était «un exemple inspirant pour les autres peuples encore qui croupissent dans l’esclavage colonial».

Plus sobrement, le message de la Chine rouge de Mao Tsé Toung parle « de la longue amitié existante et de la coopération entre les peuples chinois et algérien qui va certainement être davantage consolidé et développé« .

Quant au président Nasser de la République Arabe Unie, il envoie ses félicitations à Ben Khedda, en disant: « Votre lutte glorieuse a été couronnée avec la déclaration d’indépendance de l’Algérie … (cela) ouvre grandement la porte pour une autre lutte afin d’affirmer la dignité de l’Algérie« . De toute évidence, les accords d’Evian ne plaisent pas au leader panarabe.

  • Jeudi 5 juillet 1962: Selon AP, une fusillade violente a eu lieu dans la ville d’Oran lors des célébrations de l’indépendance. « Plus de 100 morts et de blessés ont été signalés dans la première heure de combats dans l’ancien bastion des terroristes de l’OAS« . « Les combats commencèrent à midi, quand une grêle de balles venaient de toits et des balcons des maisons et appartements d’européens, (et s’abattaient) sur des milliers de musulmans qui célébraient l’indépendance sur la Place Foch,  et sur des places principales de la ville« . Aucune réaction officielle, aucune autorité centralisée n’a le contrôle du terrain. « Toutefois, le commandant de la guérilla musulmane (ALN) a ordonné un couvre-feu pour 17 heures, une décision qui avait apparemment le plein appui des troupes françaises sur place« .

A Alger, le Chef du GPRA Benyoucef Ben Khedda reçoit « le salut militaire de 500 combattants du maquis« . Mais le spectacle militaire en lui même a souligné la position fragile du GPRA. Ces troupes qui défilent sont de la Wilaya 3, la seule parmi les 6 Wilayas à avoir déclaré avec clarté sa fidélité à Ben Khedda et au GPRA. Et AP annonce que « trois zones militaires (Wilayas), y compris celle située immédiatement au sud d’Alger, ont déclaré leur soutien » au rebelle Ahmed Ben Bella.

Toujours, selon l’AP, « l’armée des frontières -la clé de la puissante lutte-, forte de ses 45000 hommes, était entrée en Algérie.  L’avant-garde de la Tunisie avait atteint Souk Ahras, 200 Km à l’est de Constantine. Du côté marocain, les unités nationalistes se dirigeaient vers Maghnia, la ville natale de Ben Bella, où il devait lui même arriver d’ici quelques jours venant du Caire. »

  • Vendredi 6 juillet 1962: L’UPI signale qu’à Oran, dans une « ville tendue« , une nouvelle « fusillade a éclatée aujourd’hui près de la cathédrale catholique romaine, où au moins 19 Algériens et 17 Européens ont été massacrésLe regain de violence est venu quelques heures seulement après la fin d’un couvre-feu imposé dans la foulée des émeutes plus tôt. Le gouvernement provisoire algérien a immédiatement ordonné un  nouveau couvre-feu. »

S’adressant à la radio, Benyoucef Ben Khedda appelle à mettre fin aux manifestations populaires. Il dit que « tout Algérien doit retourner à son travail dès ce vendredi pour aider à construire une nation prospère« . Le Chef du GPRA déclare également que son régime « ne tolérera aucun défi à son autorité« , et exhorte tous les Algériens à respecter l’autorité de son gouvernement.

En face, un chef (anonyme) de l’EMG, ayant sous ses commandes 10.000 soldats algériens au Maroc, déclare à AP qu’il n’a pas d’ordres à recevoir de Ben Khedda.

Alors que le spectre de la guerre civile plane, l’éditorialiste Walter Lippmann écrit dans le journal The Age:

« Les Algériens ont gagné le respect du monde entier par la discipline et le courage en face des provocations hideuses auxquelles ils ont fait face. Ils ne doivent pas se laisser abattre maintenant, peu importe la façon dont leurs nerfs sont mis à rude épreuve. Ils ne doivent pas se laisser abattre au moment où ils ont atteint leur but. »

(en anglais: The Algerians have won the respect of the whole world by the discipline and fortitude in face of hideous provocation which they have displayed. They should not allow themselves to break down now, no matter how strained their nerves. They should not let themseselves break down just when they have reached their goal.)

  • Samedi 7 juillet 1962: AP signale qu’à Oran, des « unités de gendarmerie française avec des blindés renforcent des patrouilles de sécurité de policiers musulmans dans la partie européenne de la ville, en accord avec le commandant local de l’armée nationaliste. 96 personnes ont été officiellement répertoriés comme tués et 163 blessés dans une bataille de rue ayant duré quatre heures entre les musulmans et les Européens le jeudi.« 

Mohammed Khider et d’autres partisans de Ben Bella « ont pris possession de la représentation algérienne dans la capitale marocaine Rabat« .  Dans une conférence de presse, Khider accuse le gouvernement tunisien « d’avoir encerclé des troupes algériennes qui y sont stationnées, en leur coupant les vivres et en les privant de toute communication avec l’extérieur« . Il a aussi accusé Ben Khedda d’avoir « demandé un soutien français pour empêcher l’armée de 35.000 homme d’entrer en Algérie, mais que les français avait « sagement » refusé« . Quant à Ben Bella, il « envisage de rester au Caire pour quelques jours encore,  conférant avec le premier ministre égyptien Nasser« .

AP indique que « des hommes de l’infanterie marocaine sont rentrés à Tindouf à environ 100 km à l’intérieur du territoire algérien, ainsi qu’à Colomb Béchar, une importante base militaire française, à environ 25 km à l’intérieur de la frontière. Il n’y avait apparemment pas de troupes algériennes dans la région et il n’y a pas eu d’opposition des unités françaises » stationnées sur place.

Les 15.000 soldats algériens, qui se déplacent du Maroc vers l’Algérie, « semblent plus soucieux de consolider leur emprise sur les villes côtières que préoccupés par les mouvements marocains dans le désert, à des centaines de kilomètres au sud« .

Toujours selon AP, à Rabat, « le roi Hassan II a déclaré avoir mis son sceau sur l’occupation marocaine de la région en recevant les dirigeants des tribus locales qui ont juré allégeance à la couronne marocaine« .

Les médias américains dénotent « des craintes (algériennes) que la Tunisie soit également tentée de s’accaparer une partie du désert, territoire riche en pétrole« . « Ébranlés par les troubles internes qui peuvent mener à une guerre civile, les dirigeants algériens ont été choqués et déçus par la tentative d’accaparement des terres par le roi du Maroc Hassan II« . « A Rabat, les responsables marocains ont nié toute invasion de la terre algérienne, affirmant que les troupes marocaines avaient simplement occupé un territoire frontalier  considéré comme marocain. »

Au Caire, Ben Bella veut se rallier le soutien des militaires de l’EMG, il accuse Ben Khedda de vouloir liquider l’armée nationaliste forte de 140.000 hommes, et de vouloir la fin de la «révolution populaire». Pour définir ses politiques économiques, il dira à l’agence de presse américaine: « franchement, je veux le socialisme« .

Voila donc le compte-rendu de l’époque des évènements. Que retenir de cette semaine cruciale? L’Algérie est devenue indépendante le 3 juillet 1962, c’est un fait historique. Celui qui a été accueilli ce jour là à Alger par une foule en délire s’appelait Benyoucef Ben Khedda, Chef du GPRA. Il sera écarté par la suite par les militaires et leur allié Ahmed Ben Bella. Ainsi a commencé le premier coup d’Etat, dès les premiers pas de l’Algérie indépendante. Et pour cinquante ans, cela a établi durablement la primauté du militaire sur le civil, la primauté du mensonge sur la vérité, la primauté de l’oubli sur le souvenir… aucun média algérien ne se souvient des paroles prononcées à l’aéroport de Dar El Beida ce 3 juillet 1962. Que serait devenue l’Algérie si son appel avait été entendu ? « l’unité contre le pouvoir personnel, contre les hommes de l’ambition, contre les aventuriers militaires, les démagogues, et les fascistes de toutes sortes« . Des paroles à méditer…

Baki @7our Mansour

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4 commentaires pour L’indépendance de l’Algérie, telle qu’elle a été rapportée au jour le jour.

  1. azrem dit :

    La force locale est un contingent de militaires de l’armée française (composé en majorité d’arabo-musulmans pros ben bella, avec un commandement français minoritaire) destiné « à maintenir l’ordre » en Algérie prompt au pillage et le chaos », mais sont véritable objectif c’était de rallier l’armée des frontières qui soutenait Ben bella pour évincer la wilaya 3 (seule wilaya kabyle opposée aux déserteurs arabo-musulmans et leurs chefs ben bella / boumediène).
    l’armée des frontière initialement 80 000 hommes,mais renforcée de déserteurs franco-arabes + plus les 5 wilayas de l’intérieur à réussi à prendre Alger aux kabyles, avec la complicité de la france.

  2. Yvon Priou dit :

    Merci d’avoir mis cet article, j’ai été le premier concerné par cet évenement occulté pendant 50 ans. C’est moi Militaire FSE qui a donné l’alerte en premier au Capitaine FSE de l’Unité 434 ! Encore MERCI ! Lundi 2 juillet 1962: AP signale qu’environ « 1000 soldats musulmans enrôlés dans la force locale, force dirigée par des officiers français, auraient déserté à Guyotville, une zone à l’ouest d’Alger dimanche soir et ont disparus avec leurs armes ». La force locale était destinée à maintenir l’ordre en Algérie pendant la période transitoire, sous l’autorité de l’EPA

    • Un internaude dit :

      La force locale était destinée à maintenir l’ordre en Algérie pendant la période transitoire, sous l’autorité de l’EPA. ( l’Exécutif Provisoire Algérien)
      114 unités avaient été crées dans toute l’Algérie, par l’armée Française suite aux accords d’Evian du 18 mars 1962. Ces unités étaient constitués de 10% de militaire Français de souche européenne (FSE) et de 90% de militaires musulmans algériens de toutes tendances( FSNA) Français de souche nationalité algérienne. En ce qui concerne les militaires de souche européenne qui encadraient l’unité 434, il furent pris en otage et furent fait prisonniers ce premier juillet. Prévenu par l’auteur de ce commentaire, le capitaine de l’unité eu le temps de prévenir certaines autorités algériennes et françaises avant d’éviter l’affrontement, sous les rafales de tir, par une fuite par une porte dans un champ de pomme de terre, avec les quatre FSE qui avaient arrêtés leurs partis de carte. Libérés ensuite et de retour a leur ancienne unité, ils furent désignés et considérés par celle-ci le 4ème BCP de…….. déserteurs alors qu’ils avaient été mutés d’office dans cette unité sur ordre de l’Armée Française

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